Ce qui me retient dans ce rappel, c'est qu'il y a dix ans, à Assise, un sociologue agnostique disait voir en François celui qui nous montre le chemin, et qu'il avait aussi une explication du pillage qui déborde largement la condamnation morale. Autrement dit, un homme qui ne partageait pas la foi du pape reconnaissait chez lui une intelligence du social, pas seulement un discours. Je me dis qu'on a besoin de ce genre de voix étrangères pour que nos propres certitudes ne tournent pas en rond. Et je reste avec une question que je n'arrive pas à trancher : est-ce que cela change vraiment quelque chose de comprendre le pourquoi du pillage, ou est-ce que cela nous sert seulement à nous sentir meilleurs quand nous construisons les murs ?